Actualités sur les ethylotests

L’éthylotest est-il obligatoire ?

La question mérite d’être posée étant donnée l’actuelle campagne de communication qui entoure le sujet. Ainsi, la réponse doit être traitée sous l’angle juridique et législatif afin qu’elle soit réellement utile.

Le décret du 1er juillet 2012

Ce décret  rend obligatoire la détention d’un éthylotest pour tous les possesseurs et utilisateurs d’un véhicule terrestre à moteur. Les cyclomoteurs ne sont cependant pas concernés. Ce décret a été rédigé dans l’optique de la lutte contre l’alcool au volant. Sa date de création est le 28 février 2012 et son entrée en vigueur débutera le 1er juillet 2012.

Certaines précisions doivent être apportées afin d’éclaircir l’impact concret du décret sur la vie des citoyens concernés.

Remarques inhérentes à l’obligation de l’éthylotest

Il est important de signaler le fait que, bien que la date d’entrée en vigueur soit le 1er juillet 2012, les sanctions réelles ne débuteront qu’en date du 1er novembre 2012. D’autre part, tous les types d’éthylotests sont acceptés dès lors qu’ils possèdent la norme NF. Cela concerne aussi bien les éthylotests électroniques que les éthylotests chimiques. Comme dit précédemment, les cyclomoteurs ne sont pas concernés à partir du moment où la cylindrée est inférieure à 49,9 centimètres cubes).

Le non-respect de ces conditions pourra conduire à des sanctions applicables dès le 1er novembre 2012.

Les sanctions prévues

Le défaut de possession d’éthylotest conduit le contrevenant à subir une amende de 11 euros. Les éthylotests ne possédant pas la norme NF ne sont pas considérés comme conformes, même s’ils sont performants et fiables. De même, les éthylotests jetables déjà utilisés ne sont pas acceptés, ainsi que les éthylotests dont la date de péremption a été atteinte. Toutes ces situations peuvent conduire à subir la sanction prévue, et ce, à partir du 1er novembre 2012.  Attention à bien vérifier les informations nécessaires lors de l’achat de votre produit.

Les vertus tout à fait relatives des éthylotests

Les éthylotests sont d’une utilité incontestable dans la lutte contre les accidents mortels liés à l’alcool au volant. Par contre, de nombreuses remises en question viennent remettre en cause les vertus d’un produit loin d’être irréprochable.

Les éléments influençant l’efficacité des éthylotests

Plusieurs facteurs peuvent diminuer plus ou moins grandement la fiabilité des éthylotests, en particulier les éthylotests chimiques. Par exemple, le conditionnement, l’emballage et le stockage doivent respecter des impératifs draconiens pour éviter toute diminution de la qualité du produit. La chaleur, la lumière ou la fumée sont autant de facteurs susceptibles de corrompre la fiabilité du résultat final.

Lorsque l’on est en possession de telles informations, la remise en question de l’utilité des campagnes réalisées autour du produit peut faire surface.

Les campagnes sur la sécurité routière faisant la promotion des éthylotests chimiques souffrent-elles de ces contestations ?

Au même titre que les vertus des éthylotests sont aléatoires, l’efficacité des campagnes inhérentes à celles-ci l’est aussi. Donc, même si l’objectif de prise de conscience peut être atteint, l’incohérence du message produit par la mise en avant d’un produit d’une efficacité parfois douteuse handicape l’impact de la communication. En effet, d’un côté il y a la mise en garde face aux risques de conduire sous l’influence de l’alcool, et, de l’autre, il y a la promotion d’un produit qui peut fausser le jugement relatif à cette prise de risque et donc l’augmenter éventuellement.

Pourtant, il existe une solution alternative qu’il serait plus judicieux de promouvoir.

Les éthylotests électroniques homologués

Ces modèles sont d’une efficacité redoutable, mais sont assez coûteux. Ce coût rend leur compatibilité avec la stratégie de communication de la Sécurité Routière assez difficile. En effet, l’objectif est de promouvoir un produit simple et accessible afin de faciliter l’adhérence de la cible au message. Le challenge est donc assez complexe à relever et nul doute que la solution réside dans l’équilibre entre la fiabilité et l’accessibilité des éthylotests.

 

Interrogations sur la fiabilité des éthylotests

Bien que les éthylotests sont généralement considérés par la population comme étant infaillibles, ils subissent régulièrement des remises en question qui annulent, corrompent ou égratignent leurs efficacités.

Le test du magazine « 60 Millions de consommateurs »

Ce magazine est célèbre, en partie pour sa capacité à effectuer des tests mêlant une expérience concrète à des résultats théoriques. Or, d’après « 60 Millions de consommateurs », les éthylotests chimiques et électroniques sont, en bonne partie, d’une utilité toute relative. Pour être plus précis, il faut savoir que 9 modèles parmi les plus connus ont été essayés. En guise de résultat, on constate qu’un seul modèle a été jugé bon. Pour le reste, deux ont obtenu le statut d’ « acceptable », trois sont insuffisants et quatre produits ont été considérés comme étant trompeurs.

Parmi les modèles passés en revue figure celui de la Sécurité Routière.

La remise en cause de l’éthylotest de campagne de la Sécurité Routière

Ce produit est disponible au tarif très accessible de 1€. Par contre, selon le magazine « 60 Millions de consommateurs », celui-ci n’est pas irréprochable. En effet, bien que sa précision soit jugée comme acceptable, son principal inconvénient vient du fait que son utilisation n’est pas très ergonomique. Or, cela peut conduire l’utilisateur vers des erreurs de jugement qui peuvent être préjudiciables. Le Ministère des Transports conteste toutefois ces avances en mettant en valeur le fait que l’objet dispose de la norme NF. Il est vrai que cette norme a été officiellement pensée pour éprouver les produits afin d’attester de leur fiabilité.

Il faut savoir toutefois que la remise en question de l’ensemble de ces éthylotests risque d’avoir des conséquences non négligeables.

Des contrôles d’alcoolémie contestables

Si les objets utilisés pour les tests d’alcoolémies ne sont pas fiables, que penser des contrôles de police effectués à ce sujet ? C’est ainsi qu’apparaît une faille judiciaire au sein de laquelle les avocats pourront s’infiltrer. C’est-à-dire que les résultats pourront effectivement être remis en cause, ce qui pourra annuler certaines condamnations. Néanmoins, ceci devra être prouvé ce qui n’est pas une tâche aisée. De plus, étant donné le nombre de tragédies liées à l’alcool volant, ces contrôles ne risquent pas de subir autant de tort que l’on peut le penser en matière de réputation.

L’actualité des éthylotests

L’importance des éthylotests va grandissante actuellement. Ainsi, il est important d’être attentif à l’actualité qui les concerne afin d’être à jour à tous les niveaux, que cela concerne la législation ou alors la qualité intrinsèque des produits en question.

Quid de la fiabilité des éthylotests

Les éthylotests sont souvent éprouvés par des magazines spécialisés, notamment « 60 Millions de consommateurs », célèbre parmi eux. Lors du dernier test effectué, un constat cinglant a été observé. En effet, sur un ensemble de 9 éthylotests testés (à la fois électroniques et chimiques), 4 ont été qualifiés de non fiables. Ces produits sont pourtant disponibles en pharmacie ou sur le web. Les modèles qu’il est conseillé de ne pas se procurer sont l’Ethylo 100, le Terraillon, l’Ethylo 1600 et l’Automan 208. Parmi les 6 autres restants, figure celui de la Sécurité Routière, disponible au prix de 1€. Celui-ci est jugé comme étant correct, mais il subsiste quelques inconvénients liés à l’utilisation complexe, impliquant des erreurs de jugement. Il faut savoir cependant que le Ministère des Transports conteste ce résultat en argumentant par le fait que le produit détient la norme NF.

En tout les cas, cette enquête remet en question les vertus de l’éthylotest, en particulier les modèles chimiques.

Les vertus aléatoires de l’éthylotest chimique

Il est désormais de notoriété publique que l’éthylotest chimique subit des contestations plus ou moins appuyées de la part d’organismes spécialisés ou non. Il a été effectivement constaté que ce type de produit peut s’avérer inefficace en cas de température inférieure à 10° C ou supérieure à 40° C.  Autre point : les fumeurs, passifs comme actifs, peuvent induire en erreur le jugement de l’éthylotest chimique, car la fumée altère grandement son efficacité. Enfin, l’objet pourra avoir été préalablement endommagé à la suite d’un conditionnement inapproprié (chaleur excessive, abondance de lumière…). Néanmoins, la norme NF prévoit des impératifs à respecter pour éviter ce genre de désagrément. Pour ce qui est du temps d’attente de 15 minutes précédant l’utilisation, certains membres des corps médicaux le remettent en question en arguant le fait que le pic d’alcoolémie intervient environ 1 heure après la consommation.

Face à cet ensemble de remise en question, une alternative a été trouvée.

La solution de l’éthylotest antidémarrage

Ce modèle constitue un choix fiable et apprécié des élus. En 2008, Michèle Alliot-Marie considérait l’éthylotest antidémarrage comme une alternative extrêmement efficace dans le combat contre l’alcool au volant. L’objectif était même de voir chaque véhicule être équipé de ce produit. L’inconvénient principal demeure le coût, ce qui refrène à la fois les constructeurs automobiles et les compagnies d’assurance. Le système coûte effectivement aux alentours de 1300 euros. Par contre, l’éthylotest antidémarrage peut aujourd’hui être utilisé comme un moyen de combat contre la récidive. Il peut en effet constituer une peine contre un contrevenant à qui il sera imposé de s’en équiper.

Néanmoins, toutes ces mesures induisent une remise en question de l’alcootest tel qu’il est actuellement pratiqué.

Au final, l’alcootest est-il efficace ?

La méthode « Casier-Delaunois » est celle actuellement utilisée pour la mise en place des alcootests. Ce procédé est aujourd’hui remis en question pour plusieurs raisons. D’abord sa précision qui est considérée comme tout à fait relative. Un groupe de spécialistes scientifiques ont en effet constaté que la fiabilité de la méthode est absolument contestable lorsqu’il s’agit d’évaluer de faibles concentrations (0,5g/l de sang, soit le taux légal limite). Dans un deuxième temps, c’est son influence à certaines substances comme le méthanol et l’acétone qui est pointée du doigt. Ces solvants peuvent induire en erreur, or, il faut savoir qu’ils peuvent, de manière assez rare, être présents dans le sang. Au final, ces approximations peuvent mener à une contre-productivité des campagnes de sécurité routière, qui risquent d’être polluées par des contestations juridiques tout à fait justifiées au demeurant.